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Nouveautés

Mon histoire, c’est votre histoire

1024 576 Vivre son deuil

Stéphanie Bataille, comédienne, metteur en scène et
directrice du Théâtre Antoine raconte son histoire dans un
livre « Mon histoire, c’est votre histoire »
Stéphanie a perdu son père, mort de la Covid-19, virus attrapé
à l’hôpital alors qu’il devait subir une opération du cœur.
Malgré de nombreuses demandes, des appels répétés aux
médecins, elle n’a pas pu le visiter, ni le soutenir. Il est mort
dans la plus grande des solitudes. « J’aimerais qu’on remette
l’humain au centre du monde, de la société. En unité Covid,
nous n’avons pas le droit à des visites. Nous avons aussi été
privé de sa mise en bière »
Depuis, elle se bat pour que les règles changent. Avec Laurent
Frémont, elle a créé le collectif Tenir ta main pour obtenir le
droit de visite systématique des familles à leurs proches et
soutenir des milliers de familles confrontées au même sort
qu’elle.

Vivre avec nos morts

1024 576 Vivre son deuil

«  Tant de fois je me suis tenue avec des mourants et avec leurs familles. Tant de fois j’ai pris la parole à des enterrements, puis entendu les hommages de fils et de filles endeuillés, de parents dévastés, de conjoints détruits, d’amis anéantis…  »
Etre rabbin, c’est vivre avec la mort  : celle des autres, celle des vôtres. Mais c’est surtout transmuer cette mort en leçon de vie pour ceux qui restent  :   «  Savoir raconter ce qui fut mille fois dit, mais donner à celui qui entend l’histoire pour la première fois des clefs inédites pour appréhender la sienne. Telle est ma fonction. Je me tiens aux côtés d’hommes et de femmes qui, aux moments charnières de leurs vies, ont besoin de récits.  »
A travers onze chapitres, Delphine Horvilleur superpose trois dimensions, comme trois fils étroitement tressés  : le récit, la réflexion et la confession. Le récit d’  une vie interrompue (célèbre ou anonyme),   la manière de donner sens à cette mort à travers telle ou telle exégèse des textes sacrés, et l’évocation d’une blessure intime ou la remémoration d’un épisode autobiographique dont elle a réveillé le souvenir enseveli.
Nous vivons tous avec des fantômes  : «  Ceux de nos histoires personnelles, familiales ou collectives, ceux des nations qui nous ont vu naître, des cultures qui nous abritent, des histoires qu’on nous a racontées ou tues, et parfois des langues que nous parlons.  » Les récits sacrés ouvrent un passage entre les vivants et les morts. «  Le rôle d’un conteur est de se tenir à la porte pour s’assurer qu’elle reste ouverte  » et de permettre à chacun de faire la paix avec ses fantômes…

 

Delphine Horvilleur, née le 8 novembre 1974 à Nancy, est une femme rabbin française appartenant à l’organisation juive libérale Judaïsme en mouvement issue du Mouvement juif libéral de France et de l’Union libérale israélite de France1,2, écrivain et philosophe3.

Elle est membre du Conseil des rabbins libéraux francophones ainsi que directrice de la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou’a.

L’adieu interdit

1024 576 Vivre son deuil
« L’adieu interdit »
de Marie de Hennezel aux éditions Plon paru en octobre 2020.
L’Adieu interdit développe cette dénonciation de la politique de
confinement strict des âgés à l’heure du covid-19, leur interdisant
embrassades avec leur enfants ou petits-enfants, mots d’adieu,
présence de proches. L’accroissement du déni de mort de notre
société, la remise en cause des acquis sur la dignité du mourir, la
négation du besoin d’accompagnement du mourant dans ses
derniers moments, sont les conséquences de cette politique. Dans un
texte fort, et doux, elle rappelle la nécessité de méditer sur le sens de
l’existence, « et sur une vie où le devoir d’accompagnement de ceux
qui vont mourir impose naturellement la présence et les mots
d’adieu ».